Le Salon 2018

Le salon 2018 s’est tenu
du 21 septembre au 21 octobre
sur le thème

Tromper l’ennemi, l’invention du camouflage
en 1914-1918
et
70 artistes exposent sur le thème de “La Paix”

André Dunoyer de Segonzac – “Artilleur classe 17” – Somme,Décembre 1916 – Lithographie
Haye et Paul d’Espagnat – “Fausses vaches”
La prairie est en réalité une installation de camouflage d‘une batterie.
Illustration pour le N° 49 de La Guerre Documentée, p. 41

REMERCIEMENTS

M. Joseph Zimet,
Directeur géneral de laMission du centenaire de la Première Guerre mondiale

Mme Valérie Tesnière,
Directrice de La Contemporaine, Nanterre
Bibliothèque, archives, musée des mondes contemporains

Mme Romane Serfati,
Directrice générale de La Cité de la Céramique, Sèvres et Limoges

M. Pierre-Christophe Baguet,
Maire de Boulogne-Billancourt et Président de Grand Paris Seine Ouest

Mme Gabrielle Soullier-de Roincé,
Directeur-conservateur des Musées municipaux
et du Patrimoine de Boulogne-Billancourt

Cet hommage n’aurait pu avoir lieu sans le soutien de Mme Cécile Coutin,
Conservateur en chef honoraire du Patrimoine,

Notre sincère reconnaissance aux collectionneurs
qui ont désiré garder l’anonymat.


André Mare “Les canonniers” – Somme 1915 – Planche extraite du Recueil Images de la Guerre

Il est de ces idées, entre le chef d’oeuvre, la technique, la ruse et l’astuce, qui sauvent des vies, d’autant plus incongrues qu’elles ont été imaginées par des artistes qui ont su convaincre l’Armée française de les mettre en pratique.

A l’heure du développement de l’Armée de l’air, dès 1915 et au moment où le jeune Capitaine Guynemer prenait son envol, une arme nouvelle était secrètement déployée en France, et en parallèle par chacun des pays en guerre. Dès août 1915, une nouvelle section était créée par le Ministre de la Guerre : la section de Camouflage.

Haye et Paul d’Espagnat
“Le camoufleur” – Illustration pour la couverture du n° 49 de La Guerre Documentée

Cette section ne ciblait pas, et ne tuait pas, mais dissimulait, sauvait nos moyens, notre logistique et protégeait les populations et les combattants.

Les soldats de cette section étaient tous des artistes, des décorateurs, couturiers et accessoiristes de théâtre qui travaillaient main dans la main avec des ingénieurs et des architectes à cacher du regard de l’ennemi sur terre, sur mer et dans les airs les sites stratégiques.

Ils patinaient ou déguisaient nos canons, créaient des trompe l’œil pour dissimuler des avancées de troupes, ils ont même reconstitué les contours, la topographie et les lumières de Paris, en pleins champs dans le secteur de Roissy-en-France, afin de détourner sur un objectif trompeur les bombes des avions ennemis survolant, de nuit, la capitale.

Jean-Louis Forain « Fantassin français » crayon lithographique, encre de Chine

André Dunoyer de Segonzac fut l’un de ces artistes qui servit la France dans cette section pendant 4 ans, avant de retourner à son oeuvre plus libre.

C’est cette aventure méconnue que le Souvenir de Corot nous invite à mieux découvrir lors de cette 67e édition. Un immense merci à chacun des bénévoles et des membres de cette association pour l’occasion qu’ils nous offrent de prendre la mesure de la capacité de l’homme à inventer, créer, y compris en temps de guerre.

Olivier LEBRUN
Maire de Viroflay
Vice-Président du Conseil départemental des Yvelines


« Comment faire tomber l’ennemi dans le décor »

Pour la 67e édition du « Souvenir de Corot », les artistes participants ont choisi le thème « La Paix » et décidé de rendre hommage aux 240 artistes combattants qui vont jeter les bases d’une nouvelle arme le camouflage.

L’exposition rappellera l’histoire méconnue de ces artistes français qui inventèrent le camouflage moderne. Un sujet souvent effleuré mais rarement abordé, qui est le fruit d’une étonnante rencontre entre l’histoire de l’art et celle de la tactique !

Cécile COUTIN
Membre titulaire de l’Académie de Versailles
Commissaire de l’Exposition

“Le cuistot” L&C n° 19